En 2005, à travers son livre « la fabrique du Crétin », Jean-Paul Brighelli nous alertait sur la baisse générale du niveau scolaire.
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En 2005, à travers son livre « la fabrique du Crétin », Jean-Paul Brighelli nous alertait sur la baisse générale du niveau scolaire.
Réchauffement climatique en Guadeloupe : + 2,7 °C d’ici 2100, des projections alarmantes déjà visibles!
🇺🇳 UNESCO Highlights 📌 1,133,671 subscribers Subscribed 273 million children are out of school — and the number continues to grow UNESCO 2,502,456 followers March 25, 2026 For the seventh year in a row, the number of children and young people out of school has...
Réchauffement climatique : dans ce glacier en pleine fonte, des traces de pollution du Moyen Âge refont surface
J’estimais alors qu’il avait forcé le trait.Aujourd’hui, son livre résonne particulièrement et vous partage un extrait :« La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants »