Sargasses : l’État accélère le déploiement de barrages déviants en Guadeloupe
La mobilisation contre les sargasses s’accentue. Selon des indications de la préfecture, le niveau d’échouement pourrait s’intensifier dans les prochains jours. Pour protéger les côtes et la population, la priorité est donnée aux barrages déviants.
Par Erick Bagassien

Les pouvoirs publics semblent donner la priorité aux barrages déviants pour protéger les côtes et les populations des échouements de sargasses. Les communes s’équipent progressivement avec le soutien financier de l’État. Exemple, Sainte-Anne et Petit-Bourg, qui sont en train de poursuivre leurs installations.
D’autres communes sont en phase de consultation pour attribution de marchés ou d’études de financement pour la mise en place de ces barrages, comme Capesterre-de-Marie-Galante, Capesterre-Belle-Eau, Terre-de-Bas ou Goyave. Parallèlement à cette politique d’installation de barrages déviants, selon les éléments fournis par la préfecture, l’État fournira des filets aux pêcheurs dans le cadre d’une convention avec le Comité des pêches.
D’autres actions sont en préfiguration, la veille sanitaire avec l’Agence régionale de santé (ARS) et Gwad’Air. Autre projet, l’évolution de la gouvernance vers un service public pérenne avec la création à terme d’un syndicat mixte fermé et l’élaboration du plan national Sargasse 3 2027-2031.
Sans oublier le volet de la coopération, notamment avec l’Organisation des états de la Caraïbe orientale (OECO) face aux échouements de sargasses.
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