Depuis 2011, les sargasses ont tendance à proliférer et s’échouent sur les rivages des Caraïbes, jusqu’en Floride et au Mexique. Les algues brunes mettent en difficulté les acteurs du tourisme balnéaire, notamment dans les Antilles françaises.
Charlotte Marcus avait loué une maison de vacances familiale sur la célèbre plage du Diamant en Martinique, en mai 2025. « Il était impossible de se baigner, ni même de s’approcher de la plage en raison des odeurs irrespirables liées aux sargasses. D’ailleurs, les locaux nous dissuadaient de nous en approcher », se souvient-elle. Pourtant, le descriptif du logement ne mentionnait aucunement la présence des algues, trop dissuasif bien sûr.
« Nous sommes allés sur d’autres plages, qui étaient pour leur part épargnées », poursuit Charlotte Marcus avec enthousiasme. « Mais je suis inquiète pour les locaux tant le phénomène prend de l’ampleur. Certains habitants tentent de vendre leur maison dès maintenant, de peur de ne pas pouvoir le faire à l’avenir. »
Les sargasses empoisonnent la vie d’une partie des habitants et des professionnels du tourisme.
La Guadeloupe vit le même calvaire que la Martinique. « Nous avons vu des bancs de sargasses depuis l’avion, à l’approche de l’aéroport de Pointe-à-Pitre », témoigne pour sa part Camille, à son retour de vacances en juillet 2025. Depuis les airs, certains passagers se méprennent et croient voir des nappes de pétrole…
Le tourisme risque de boire la tasse si le problème continue de s’amplifier. Le rêve des vacances dans des eaux cristallines, sous le soleil des Antilles françaises, prend l’eau. « Nous assurons la collecte et l’évacuation des algues afin de maintenir les espaces balnéaires propres et sécurisés », tient à rassurer Pierre & Vacances.
Une plaie pour le balnéaire et la population


