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la guyane impactée par algues sargasses
Le phénomène est bien connu aux Antilles. Il touche actuellement la Guyane de plein fouet. Depuis fin mars, des bancs de sargasses envahissent les côtes. La pêche est quasiment à l’arrêt et le poisson vient à manquer.
Les vidéos prises par les pêcheurs sont impressionnantes : des bancs de sargasses de plusieurs centaines de mètres. Mais elles ne sont pas filmées aux Antilles, mais sur les côtes guyanaises. Pour les pêcheurs, la situation est alarmante. « En ce moment, il y a beaucoup d’algues. Cela rend la pêche difficile. Les bateaux sortent, mais la vente ne paie pas le gazole ni la nourriture », indique Manuel Pereira Barbosa, pêcheur pour la poissonnerie
les antilles françaises face au fléau des sargasses
Les sargasses empoisonnent la vie d’une partie des habitants et des professionnels du tourisme.
La Guadeloupe vit le même calvaire que la Martinique. « Nous avons vu des bancs de sargasses depuis l’avion, à l’approche de l’aéroport de Pointe-à-Pitre », témoigne pour sa part Camille, à son retour de vacances en juillet 2025. Depuis les airs, certains passagers se méprennent et croient voir des nappes de pétrole…
Le tourisme risque de boire la tasse si le problème continue de s’amplifier. Le rêve des vacances dans des eaux cristallines, sous le soleil des Antilles françaises, prend l’eau. « Nous assurons la collecte et l’évacuation des algues afin de maintenir les espaces balnéaires propres et sécurisés », tient à rappeler un Hôtelier installé dans l'Archipel
retour des algues « sargasses » aux Antilles
Marie-Galante, La Désirade et Les Saintes subissent pour leur part des échouements plus fréquents, estime l’organisme. Ces îles parient plus que jamais sur d’autres atouts, tels que les visites de distilleries et la culture créole.
Le phénomène des sargasses, traditionnellement plus marqué en basse saison (de mars à septembre), n’est pas nouveau. Depuis 2011, il tend à proliférer sur les rivages des Caraïbes, jusqu’en Floride et au Mexique. Cet hiver, des voitures circulaient d’ailleurs sur un Malecón (La Havane) recouvert d’algues.
« Ce phénomène naturel sévit depuis 15 ans déjà, et il s’aggrave chaque saison », selon Patrice Caradec, le président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto).
